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L’arrivée au pouvoir de Samia Suluhu


Il est temps d'enterrer nos différences, de faire preuve d’amour les uns envers les autres et d’envisager l’avenir avec confiance

L’arrivée au pouvoir de Samia Suluhu

Samia Suluhu

Il est temps d'enterrer nos différences, de faire preuve d’amour les uns envers les autres et d’envisager l’avenir avec confiance
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L’arrivée au pouvoir de Samia Suluhu

Samia Suluhu Hassan a prêté serment en tant que présidente de la Tanzanie le 19 mars 2021, marquant l’histoire en devenant la première femme à occuper la plus haute fonction de ce pays d’Afrique de l’Est. Son arrivée au pouvoir a eu lieu à peine deux jours après le décès abrupt de son prédécesseur, le président John Magufuli. Elle terminera le deuxième mandat de cinq ans de Magufuli, qui a débuté en octobre 2020 après sa victoire aux élections générales.

Jeunesse

La présidente Suluhu est née en 1960 ; son père travaillait comme enseignant et sa mère était femme au foyer. Elle est diplômée du lycée mais a déclaré publiquement que ses résultats finaux étaient faibles et a effectué un stage dans un bureau gouvernemental à 17 ans.

Formation académique

S. Suluhu a terminé ses études secondaires en 1977 et a commencé à travailler. Ensuite, elle a suivi un certain nombre de cours de brève durée et à temps partiel. En 1986, elle a obtenu un diplôme d’études approfondies en administration publique de l’Institut de gestion du développement (actuelle Université de Mzumbe).
Entre 1992 et 1994, elle a fréquenté l’Université de Manchester et obtenu un diplôme d’études supérieures en économie. En 2015, elle a obtenu une maîtrise en développement économique communautaire via un programme conjoint entre l’Université libre de Tanzanie et l’Université du sud du New Hampshire.

Première allocution présidentielle

Dans sa première allocution publique comme présidente, S. Suluhu Hassan, affectueusement surnommée Mama Samia, a déclaré que c’était une journée difficile dans sa carrière politique.

« Aujourd’hui, j’ai prêté un serment différent de ceux que j’ai prêtés auparavant dans ma carrière », a-t-elle confessé. « Ceux-ci ont été pris dans le bonheur. Aujourd’hui, j’ai prêté le plus grand serment d’office en deuil. »

Cependant, elle a assuré aux Tanzaniens que J. Magufuli l’avait préparée à la tâche qui l’attendait et a encouragé l’unité nationale.
« C’est le moment de se rassembler et de nouer des liens », a-t-elle ajouté. « Il est temps d’enterrer nos différences, de faire preuve d’amour les uns envers les autres et d’envisager l’avenir avec confiance. »

Parcours politique remarquable

Samia Suluhu Hassan a débuté sa carrière politique en 2000 après avoir été élue membre spéciale de la Chambre des représentants de Zanzibar et nommée ministre. À l’époque, elle était la seule femme à occuper un poste de ministre de premier rang au sein du gouvernement.

Après avoir rempli deux mandats, elle s’est présentée comme candidate à l’Assemblée nationale en 2010, remportant plus de 80% des votes. Le président Jakaya Kikwete l’a nommée ministre déléguée aux affaires syndicales. En 2014, elle a été élue vice-présidente de l’Assemblée constitutionnelle chargée de rédiger la nouvelle constitution de la Tanzanie.

En 2015, J. Magufuli a choisi S. Suluhu Hassan comme colistière – un choix surprenant au vu des nombreux autres membres éminents du parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM).
Samia Suluhu Hassan est également la première présidente du pays à être née dans l’archipel semi-autonome de Zanzibar. Elle est allée à l’école alors que très peu de filles tanzaniennes ont reçu une éducation en dehors des rôles traditionnels d’épouse et de femme au foyer. Elle est également musulmane pratiquante.

Un nouveau style de leadership ?

Le leadership de S. Suluhu Hassan est volontairement très différent de celui de Magufuli. Le défunt président a été surnommé « le bulldozer » pour son approche audacieuse et rigide dans l’élaboration des politiques publiques. Par opposition, elle est calme, s’exprime avec douceur et est décrite comme une femme politique beaucoup plus diplomate.

Défis à venir

Le premier défi majeur auquel Samia Suluhu Hassan devra faire face sera la gestion par son gouvernement des suites de la pandémie actuelle.

Sous John Magufuli, la Tanzanie a adopté très peu de mesures contre la propagation du virus Covid-19 et n’a engagé aucun effort pour sécuriser des doses de vaccins pour la population.

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